2026
2025
L’IA comme aide à la création musicale : au départ sceptique, je m’attendais à un processus aussi rigide et décevant que celui de l’IA graphique : je me trompais.
Bien entendu, entrez un prompt basique et laissez l’IA s’occuper de tout le reste, vous n’obtiendrez rien de plus qu’une omelette sonore, fadasse et sans aucun intérêt. Mais là où l’IA graphique m’avait laissé sur ma faim, la possibilité de pouvoir entrer dans la matrice, mes propres maquettes, mes textes, ainsi que des prompt poussés au maximum, détaillant absolument tout ce qui pouvait me faire vibrer tant sur le plan du son que de la mélodie, rebattait les cartes… Et des maquettes inutilisées ou des lignes de chant sur mon dictaphone, j’en avais à revendre !
Parallèlement, je suivais les (nombreuses) critiques sur l’utilisation de l’IA dans la création musicale. Soyons clairs : le numérique et les plateformes de streaming ont bien plus nui aux artistes que l’IA ne le fera jamais. Et surtout, rien n’empêche quiconque, et sûrement pas l’IA, de continuer à créer, enregistrer et se produire sur scène.
En matière de création et d’enregistrement, j’ai eu la chance de connaître presque tous les stades : du 4 pistes K7, au Fostex 8 pistes à bandes, des studios 24 pistes, aux studios numériques, de Garageband à Logic Pro. Alors, pourquoi se priver de découvrir ce que l’IA avait réellement dans le ventre ?
Par le passé, il m’est arrivé (comme beaucoup) de finaliser des titres via Logic Pro, mais j’étais très souvent dépendant de musiciens plus doués que moi et plus encore d’un chanteur ou d’une chanteuse à la hauteur. Et c’est ce que l’IA m’a en quelques sortes proposé : une autonomie totale (et, avouons-le, grisante) et la possibilité de pouvoir mener un projet musical de A à Z. Pour ceux qui viendraient à penser que ça a été facile, je les rassure, la réponse est non ; du moins, pas pour le projet que j’avais en tête. Et même si je n’avais plus à gérer des répétitions ou les débats sans fin sur une note ou un arrangement, tout n’a pas été un long fleuve tranquille et les neuf titres de cet album « expérimental » m’ont quand même demandé pas mal de temps. Voilà, ça s’appelle Opium Diva – IX, ce sont mes compos, la chanteuse n’existe pas et il n’y aura pas de suite (ça n’aurait aucun sens).
2020
EP
The Day the World Stood Still: The Great Lockdown
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